L'esclavage à la Martinique

ANCÊTRES ESCLAVES



L’engouement pour la généalogie aux Antilles a été rendu possible par la réaffirmation de la place de l’esclave dans les sociétés créoles.

Partir à la recherche de ses ancêtres esclaves est désormais possible grâce à la collecte des sources et à leur numérisation.

Le plus souvent, la première trace qu’on retrouvera d’un ancêtre esclave est celle de son passage de la servitude à la liberté, soit par affranchissement avant 1848, soit par l’abolition de 1848.

Pour remonter plus haut, le généalogiste devra connecter diverses sources entre elles, du fait même que l’institution esclavagiste a nié un état civil aux esclaves.

Nous vous invitons à une reconnaissance du terrain, suivez le guide…


En résumé

La méthode la plus sûre, mais la plus longue, est de remonter le fil des générations, d’aujourd’hui jusqu’en 1848, date de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises.


Pour en savoir plus sur la méthode générale :

Consultez le guide généalogique BNPM

ou

Initiez-vous à la généalogie avec Généanet


Aujourd’hui, grâce à l’indexation des noms de famille des nouveaux-libres, et grâce à la généalogie collaborative en ligne, on peut aussi en quelques clics, retrouver la trace d’individus par leur patronyme et accélérer la reconstitution d’un arbre généalogique:

Martinique : recherchez dans la base patronymique de la BNPM
Guadeloupe, esclaves : recherchez sur le site Anchoukaj
France, monde : recherchez sur le site de Généanet

 

Le nom de votre ancêtre présumé esclave n’apparaît pas ? C’est peut être parce que :

- il a été affranchi avant 1848. Recherchez alors dans les actes d’affranchissement ;

- son patronyme vient d’une lignée libre de naissance (colons européens, « nègres libres » des débuts de la colonisation) ;

- son patronyme vient de migrants postérieurs à l’abolition de l’esclavage (« congos », « indiens »…).