L'esclavage à la Martinique

ANCETRES ESCLAVES


Les sources principales

En fonction du mode d’acquisition de la liberté et de l’évolution de la réglementation, la trace est conservée soit dans des actes notariés, soit dans les registres d’état civil eux-mêmes, soit dans les deux. Toutefois, il n’est pas garanti de retrouver un écrit, car ce n’est que progressivement que les formalités furent fixées et simplifiées. En remontant le temps à rebours, on consultera :

 

L'état civil de l’immédiat après abolition

Datation : 1789 -

Cotesous-série 3 E, microfilms en 2Mi

Les minutes de notaires apportent trois types d’information sur un ancêtre esclave : 

  • elles peuvent contenir son titre d’affranchissement, voire même des dispositions le dotant de biens (par exemple les affranchissements par testament) 

  • elles peuvent constater la vente d’un esclave à un nouveau maître, et dans certains cas son rachat par un libre de couleur qui peut être son parent
  • elles comportent simplement, notamment dans les inventaires après décès d’un propriétaire, des listes d’esclaves mentionnant leur prénom, leur âge, leur profession ou autre caractéristique susceptible d’affecter l’estimation qui en est faite.

Ces sources sont précieuses pour l’historien, comme en témoignent les travaux menés par N. Vanony-Frisch et F. Régent pour la Guadeloupe, de D. Ulrich-Gervaise et S. Belrose pour la Martinique. Elles sont aussi des compléments de premier ordre à l’état civil pour le généalogiste amateur. Toutefois, leur exploitation est limitée par leurs lacunes (les premières minutes conservées en Martinique remontent à 1789). Le dépouillement en est également malaisé, les répertoires de minutes renvoyant aux noms des propriétaires, qui ne sont a priori pas connus du fait de la disparition des registres matricules.