L'esclavage à la Martinique

ANCETRES ESCLAVES


Les sources principales

En fonction du mode d’acquisition de la liberté et de l’évolution de la réglementation, la trace est conservée soit dans des actes notariés, soit dans les registres d’état civil eux-mêmes, soit dans les deux. Toutefois, il n’est pas garanti de retrouver un écrit, car ce n’est que progressivement que les formalités furent fixées et simplifiées. En remontant le temps à rebours, on consultera :

 

Les registres d'esclaves

Cotesous-série 2 E, E-dépôt 

Comme il est énoncé dans la présentation des registres paroissiaux, les curés ont rarement pris la peine de tenir un double registre pour les esclaves. Le Code civil tel que modifié pour la Martinique, quant à lui, exclut totalement les esclaves du champ d’action des officiers d’état civil, et ce jusqu’à la Monarchie de Juillet.

La tenue de registres de « quasi-état civil » n’est prescrite qu’à partir de 1834, par l’ordonnance du 4 août 1833 sur les recensements, en application de la loi du 24 avril 1833. Dès lors, on possède pour toutes les colonies esclavagistes des traces des naissances, mariages et décès des esclaves au cours des 15 années qui précèdent l’abolition. Les registres étaient tenus en double exemplaire, l’un conservé en commune, l’autre déposé au greffe du tribunal de première instance. Il n’avait pas été prévu de troisième collection pour le Dépôt des papiers publics du ministère, ce qui explique l’absence de ces documents aux Archives nationales d’outre-mer. Suivant les communes, les lacunes peuvent être nombreuses voire totales : c’est notamment le cas pour Saint-Pierre de la Martinique, du fait de la catastrophe de 1902.

En Martinique, les registres de 23 communes (sur 29 à l’époque) nous sont parvenus et sont accessibles sous forme numérique.